Actu Perles

Trois citations décoiffantes !

Après une première, puis une deuxième, voici enfin la troisième salve de citations délectables.

Les ministres des Finances auraient-ils un don pour le mépris ? Après les sorties de notre mascotte Jeroen Dijsselbloem, qui occupe cette fonction aux Pays-Bas (il est également président – en sursis – de l’Eurogroupe), voici que son homologue danois essaie de lui faire de l’ombre :

« Il existe deux types de nations européennes. Il y a les petites nations et il y a des pays [le Royaume-Uni] qui ne se sont pas encore rendu compte qu’ils étaient des petites nations ».

Kristian Jensen, ministre des Finances du Danemark, lors d’une conférence à Copenhague intitulée « La route vers le Brexit », le 13 juin 2017 (propos rapportés par le quotidien danois Politiken).

M. Jensen, un ancien employé de banque membre du Parti libéral, a trouvé le moyen de rabaisser dans la même déclaration le Royaume-Uni, cible principale de son dédain, mais aussi l’Allemagne et la France (pour ne citer que ces deux-là), victimes collatérales dégradées au rang de « petites nations ». Irait-il jusqu’à dire à Mme Merkel qu’elle dirige un pays riquiqui ? On peut en douter.

***

« Quatre grands types de risques pour les Européens : terrorisme, trafics, déconstruction de l’ordre de sécurité européen et déstabilisation numérique ».

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, sur son compte Twitter (nous avons légèrement détwitterisé la graphie du message), le 9 juin 2017.

Et les risques économiques et sociaux, M. Le Drian ? Manifestement ce « hollandais » se croit encore au ministère de la Défense… On peut comprendre sa confusion, la continuité politique étant grande entre l’actuel président et son prédécesseur. Cette déclaration sécuritaire est par ailleurs une bonne illustration de la formule : « Pour qui ne possède qu’un marteau, tout problème ressemble à un clou. »

***

« Une négociation, c’est : voilà ce qu’on propose, voilà ce que le gouvernement propose et après on fait une synthèse. »

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, dans un entretien avec Le Parisien-Aujourd’hui en France, le 8 juin 2017.

En somme, c’est comme lors d’une prise d’otage : on négocie avec les forcenés pour qu’ils ne tuent que la moitié des captifs. Syndicalisme de lutte ou « dialogue social », il faut choisir.

***

Une nouvelle livraison de citations savoureuses prochainement…

Partager :