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Donald Trump souffle le chaud et le froid à propos de l’UE

Après avoir applaudi le Brexit et pronostiqué le départ d’autres pays membres de l’UE – ce qui avait déclenché la colère des dirigeants européens –, Donald Trump, dans une interview au Financial Times (2 avril), a tenu des propos ambivalents, félicitant Bruxelles pour sa « gestion de crise » : « J’aurais pensé, quand ça s’est produit, que d’autres [pays] suivraient, mais je pense vraiment que l’Union européenne est en train de se ressaisir. »

Toutefois, le président des États-Unis a aussi déclaré : « Je pense que le Brexit est une très bonne chose pour le Royaume-Uni ». Sa position actuelle paraît donc être que le Brexit sera profitable à la fois au Royaume-Uni et à l’UE. Du moins il le suggère explicitement : « Ça pourrait être une très bonne chose pour les deux. »

Et quand le Financial Times pose la question « Donc [le Brexit] est un antidote, pas un virus ? », M. Trump répond : « C’est un point très intéressant. Si vous m’aviez demandé ça le lendemain de l’élection… j’aurais répondu “Ouais, ça va commencer à se décomposer”. Mais ils ont fait du très bon boulot […] en rétablissant la situation ».

Sur l’UE comme sur d’autres sujets, il n’est pas aisé de déterminer quelle est la véritable position de l’administration Trump, si tant est qu’il y en ait une.

Le locataire de la Maison Blanche insiste : « Je pense que ça tient vraiment bon. Je pense qu’ils ont fait du meilleur boulot depuis le Brexit. » Et Donald Trump conclut ainsi la partie de l’interview consacrée à l’UE et au Brexit : « On dirait simplement qu’il y a un état d’esprit différent, pour rester ensemble. Je ne pense pas qu’ils avaient cet état d’esprit quand ils se battaient avec le Royaume-Uni et que [celui-ci] a finalement décidé de partir… Je pense en fait que ça va être un excellent arrangement [“deal”] pour le Royaume-Uni, et je pense que ça va être très très bon aussi pour l’Union européenne. »

Ainsi, outre le fait que le style langagier de M. Trump a tendance à écraser les nuances éventuelles et à être parfois un peu cryptique, il n’est pas aisé de déterminer quelle est la véritable position de son administration sur l’UE, si tant est qu’il y en ait une. On constate la même chose sur l’OTAN, avec des déclarations contradictoires quant à l’opportunité et au rôle de l’Alliance.

Donc, sur ces sujets comme sur d’autres (relations avec la Russie, contestation du libre-échange, etc.), wait and see

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