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Les eurodéputés vont-ils voir le ciel leur tomber sur la tête ?

Ruines

Passera-t-il l’hiver ? A en juger par différents rapports confidentiels (mais partiellement révélés par le site Politico), le bâtiment bruxellois de l’europarlement est en piètre état. Déjà en 2012, le plafond de l’hémicycle principal avait manqué de s’effondrer. Par chance (pour les malheureux eurodéputés), c’était pendant la période estivale : ceux-ci avaient de ce fait échappé à ce que le ciel ne leur tombe sur la tête.

N’empêche : dès 2010, les experts alertaient sur une structure architecturale ne répondant plus aux normes et présentant des problèmes de stabilité. De plus, des infiltrations d’eau se multiplient, et des fissures dans les poutres se font jour. Sans même parler des insuffisances de l’isolation.

Du coup, le secrétaire général de l’institution a sonné discrètement l’alarme. Et rappelé que deux options existent : une rénovation de fond en comble, ou carrément une reconstruction totale. Cette deuxième option à la faveur des experts. Son coût est évalué à 430 millions d’euros.

Le bâtiment actuel remonte à… 1993. Soit exactement la date d’entrée en vigueur du traité de Maëstricht.

Une somme rondelette, qui pourrait étonner certains citoyens peu enthousiastes sur l’Union européenne (s’il en existe). D’autant que le bâtiment actuel ne remonte pas au XIème siècle, mais à… 1993. Soit exactement la date d’entrée en vigueur du traité de Maëstricht.

Dans ces conditions, le bureau de l’europarlement ne se précipite pas pour engager les travaux, quelle que soit l’option retenue.

On le comprend : il se trouverait forcément de mauvais esprits pour voir dans la décrépitude accélérée du bâtiment Paul-Henri Spaak (c’est son nom) une métaphore de l’état de l’Union : des doutes qui s’infiltrent de toutes parts, des piliers majeurs qui voient leur stabilité remise en cause, tandis que la clé de voûte a déjà commencé à s’effondrer.

Il y a cependant une différence de taille entre l’europarlement comme institution, et le bâtiment bruxellois qui l’abrite : le premier est parfaitement isolé. Des citoyens.

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