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Ruptures : bilan et perspectives…

Priorité à l'édition papier

L’équipe de Ruptures va renforcer son travail en faveur de l’édition papier. De nouveaux projets devraient voir le jour, dont des rencontres régulières avec les lecteurs.

Ce lundi 4 septembre, la rentrée scolaire est aussi la rentrée de… Ruptures. L’équipe du journal est déjà sur le pont pour préparer l’édition de septembre.

Et ce n’est pas l’actualité qui manque, avec notamment l’activisme d’Emmanuel Macron particulièrement en matière européenne (ordonnances « travail », restrictions budgétaires, projets d’intégration renforcée…).

La prochaine édition analysera ces derniers développements. En raison des élections allemandes du 24 septembre, elle paraîtra dans les derniers jours du mois.

Succès du site, mais…

L’équipe du journal a par ailleurs mis à profit la pause estivale pour dresser le bilan des derniers mois, marqués par le lancement du site, le 8 mars. Celui-ci a connu un réel succès : ce sont en moyenne près de 4000 visiteurs uniques qui l’ont fréquenté chaque jour jusqu’au mois de juin. Même si cette fréquentation a naturellement décru en juillet et en août, elle s’est cependant maintenue à un niveau significatif.

Cette médaille a cependant un revers : alors que le site est conçu comme une « vitrine » du journal visant à élargir le nombre des abonnés (payants) à l’édition papier, les résultats en la matière apparaissent très inférieurs à nos attentes. Moins de 200 visiteurs ont franchi ce pas.

Certes, ce chiffre n’est pas négligeable. Mais il est très en-deçà des attentes qui fondaient le « modèle économique » prévu.

Les raisons expliquant ce déficit sont probablement multiples. Parmi celles-ci figure sans doute au premier chef la « culture de la gratuité » très répandue dans l’univers des internautes. Or il faut le répéter : l’information – surtout quand elle s’efforce d’être rigoureuse et travaillée – a un coût.

Le site devrait être beaucoup moins régulièrement alimenté ; en revanche, nous concentrerons notre travail autour de l’amélioration de l’édition papier. Celle-ci constitue plus que jamais le « navire amiral » de Ruptures.

Conséquence : dans la prochaine période, la rédaction du mensuel va devoir recalibrer la répartition de ses efforts. Le site devrait être beaucoup moins régulièrement alimenté (il l’a été quotidiennement de mars à juin) ; en revanche, nous concentrerons notre travail autour de l’amélioration de l’édition papier. Celle-ci constitue plus que jamais le « navire amiral » de Ruptures.

Rencontres régulières avec la rédaction

En outre, de nouveaux projets sont à l’étude. Ils incluent la recherche de coopérations avec d’autres médias (mais dont la ligne éditoriale recoupe évidemment celle de Ruptures).

Par ailleurs et surtout, la rédaction du mensuel prévoit d’organiser des rencontres régulières – sous forme de conférences-débat de différents formats – entre la rédaction et les lecteurs, à Paris et en province. Celles-ci seraient naturellement en lien avec l’actualité. Elles pourraient être d’autant plus opportunes que le président de la République a annoncé vouloir faire de l’intégration européenne le sujet d’initiatives officielles visant à convaincre les (très nombreux) citoyens récalcitrants…

Les lecteurs de l’édition papier seront informés plus précisément de l’avancement de ces projets, notamment avec l’édition à paraître à la fin de ce mois. A noter qu’il n’est pas trop tard – ni trop tôt ! – pour s’abonner

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  • Antoine P.

    Bonjour,

    Je m’étais abonné à Ruptures lors de son lancement, afin de le soutenir. Je n’ai pas renouvelé mon abonnement depuis. Je vous livre ici mes impressions :

    – Ruptures veut « coller » à l’actualité, mais avec un mois de retard (périodicité papier oblige).

    – Les articles ne sont, à mon avis, pas assez fouillés pour être réellement qualifiés d’articles de fond (qui justifieraient une déconnexion temporelle, comme c’est le cas pour le Monde Diplomatique).

    – Certes, il est bon que les journalistes puissent être rémunérés pour leur travail, mais quid si ce travail est déjà disponible gratuitement ailleurs ? Sans vouloir rabaisser vos efforts, les posts de Jacques Sapir sur son blog, par exemple (et/ou le suivi de son fil Twitter), m’informent au moins aussi efficacement que le journal payant Ruptures. Il y a là un vrai problème, qui n’est pas lié à cette satanée « culture de la gratuité » (considérable morale sur une supposée immaturité des lecteurs) mais au fait que vous soyiez factuellement en concurrence avec des gens aussi pointus que vous qui ne cherchent pas à tarifer leur compétence au lecteur. Que cela soit « juste » ou pas, ce problème ne peut être ignoré.

    – Je ne comprends pas trop cet attachement au papier. Il serait justifié si vous aviez une haute ambition graphique ou typographique. Mais ce n’est pas le cas. Le papier rajoute des coûts, des contraintes et complique largement la distribution (surtout si l’on désire être présent en kiosques). Un modèle payant sur le Web est possible (Médiapart est un exemple, certes beaucoup plus gros que Ruptures, et bénéficiant d’un investissement initial en capital peut-être plus important). L’argument de la « fracture numérique » pour maintenir une version papier, qui avait le vent en poupe il y a quelques années, est de nos jours bien fatigué, surtout si l’on vise plutôt un public de militants informés.

    – Il y a toute une galaxie de blogs, d’auteurs et de micro-médias « souverainistes » (certes pas toujours très à gauche) qui mériteraient peut-être d’être fédérés par un support commun permettant une plus grande visibilité. Cette fédération ne peut pas se faire sur un support papier. Bien sûr, il faut compter avec les égos, les chapelles et les sectarismes divers…

    Voilà. Je suis désolé de paraître négatif mais, de mon point de vue de lecteur, la formule actuelle de Ruptures est une impasse.

    Antoine.

  • s baillaud

    Bonjour, vous avez beaucoup de lecteurs sur internet, et peu de lecteurs de l’édition papier. Ne serait-il pas logique de donner un accès payant à la totalité de votre journal sur internet ? Est-ce vraiment la culture de la gratuité qui nuit a l’édition papier ? N’est-ce pas plutôt le fait que les gens prennent de plus en plus l’habitude de s’informer sur internet ? Personnellement je vous ai apporté un petit soutien financier à votre lancement, et je m’abonnerais à une version internet de votre journal, car je trouve son contenu très intéressant, mais je n’ai pas envie d’une édition papier. Je ne suis peut-être pas le seul dans ce cas ? Pensez-vous que le journal Causeur est plus consulté sur internet, ou dans sa version papier ? Cordialement.

    • Merci à ceux qui apportent leur contribution à la réflexion sur le développement du mensuel.
      Nous prenons en compte toutes les remarques, mais ces dernières doivent être mises en regard des courriers (postaux) qui nous parviennent.
      En effet, la grande majorité des lecteurs actuels de Ruptures sont des fidèles de l’édition papier, et, pour beaucoup d’entre eux, ne consultent pas le site Internet.
      L’équipe du journal est attentive aux évolutions, mais garde comme priorité de répondre aux attentes des abonnés – ceux-là même qui permettent au journal de vivre.
      Le débat reste ouvert.
      L’équipe de Ruptures

    • Merci à ceux qui apportent leur contribution à la réflexion sur le développement du mensuel.
      Nous prenons en compte toutes les remarques, mais ces dernières doivent être mises en regard des courriers (postaux) qui nous parviennent.
      En effet, la grande majorité des lecteurs actuels de Ruptures sont des fidèles de l’édition papier, et, pour beaucoup d’entre eux, ne consultent pas le site Internet.
      L’équipe du journal est attentive aux évolutions, mais garde comme priorité de répondre aux attentes des abonnés – ceux-là même qui permettent au journal de vivre.
      Le débat reste ouvert.
      L’équipe de Ruptures