Actu

Donald Trump considère que l’OTAN « n’est plus obsolète »

S’exprimant hier (12 avril) à la Maison Blanche aux côtés du secrétaire général de l’OTAN – Jens Stoltenberg –, le président des États-Unis a inversé sa position sur l’Alliance atlantique. Alors qu’il a fustigé celle-ci au cours de sa campagne, la décrivant comme une structure dépassée et coûteuse pour Washington, il a déclaré mercredi : « J’ai dit qu’elle était obsolète. Elle n’est plus obsolète. »

Donald Trump a expliqué son changement de point de vue par l’engagement – nouveau, selon lui – de l’OTAN dans la « lutte contre le terrorisme », affirmant que c’était grâce à sa propre action que celle-ci combattait « désormais » les groupes djihadistes. Jens Stoltenberg a ensuite démenti de façon détournée cette présentation des choses, mettant en avant les opérations militaires de l’Alliance atlantique depuis le 11 septembre 2001.

Le secrétaire général de l’OTAN est néanmoins apparu soulagé par le revirement du président américain. On le comprend, Donald Trump étant allé jusqu’à décrire l’Alliance en des termes particulièrement élogieux : « un rempart pour la paix et la sécurité internationales ».

Le maître de la Maison Blanche a aussi adouci sa position quant au poids de la contribution financière américaine dans le budget de l’OTAN. Alors qu’il avait menacé par le passé de réduire celle-ci, il a affirmé hier que les États-Unis maintiendraient leurs engagements vis-à-vis de l’Alliance. Il s’est contenté d’ajouter que les partenaires de Washington devaient dépenser davantage en matière militaire et prendre leur part dans le soutien à l’OTAN.

« L’OTAN est la meilleure alliance militaire de l’histoire de l’humanité. C’était la bonne décision. » – Le sénateur républicain Benjamin Sasse, saluant le revirement de Donald Trump

C’était la première rencontre entre Donald Trump et Jens Stoltenberg. Ils se verront de nouveau en mai lorsque le président américain se rendra au quartier général de l’OTAN à Bruxelles.

Donald Trump n’en finit pas de rassurer le camp interventionniste, qui, aux États-Unis comme en Europe, réunit largement les différents partis dits « de gouvernement », que ceux-ci soient identifiés à gauche ou à droite par les commentateurs dominants. Sur l’Union européenne, sur la Syrie, et maintenant sur l’OTAN, le président américain donne de plus en plus de gages aux euro-atlantistes, qui ont également comme point commun une hostilité foncière à l’égard de la Russie.

Le sénateur républicain Benjamin Sasse, l’un des principaux opposants à Donald Trump au sein du parti – il n’a cessé de vilipender celui-ci avant et après son investiture –, a salué le président américain pour son revirement. M. Sasse est ravi que celui qui ne lui inspirait jusque-là que du mépris ait enfin vu la lumière au sujet de l’OTAN. Le sénateur républicain considère en effet que celle-ci est « la meilleure alliance militaire de l’histoire de l’humanité ». La pirouette de M. Trump est donc la bienvenue : « C’était la bonne décision. »

Partager :