Perles

Une très sérieuse étude médicale britannique sur le stress a notamment testé le Brexit

Quel stress pour le Brexit ?

La très britannique et très sérieuse Physiological Society vient de rendre publique une étude qu’elle a réalisée sur « le stress dans la Grande-Bretagne moderne », rapporte le quotidien The Independant. Pour réaliser cette dernière, les scientifiques ont notamment eu recours à un échantillon de 2 000 individus, qui ont été interrogés sur leur degré de stress face à tel ou tel type d’événement. Les auteurs ont ensuite détaillé les résultats en fonction de multiples critères – âge, sexe, niveau d’étude, lieu d’habitation, etc…

Les différents événements testés allaient de la perte d’un proche à la survenance d’un incendie ou d’une inondation, de l’oubli de son téléphone portable à la perspective de mariage, de l’incarcération aux attentats terroristes. Chaque individu s’est vu demander d’affecter une note de 1 à 10 en fonction du stress estimé.

Parmi les événements évoqués, les chercheurs n’ont pas manqué de citer la perspective de sortie du Royaume-Uni de l’UE

Parmi les événements évoqués, les chercheurs n’ont pas manqué de citer la perspective de sortie du Royaume-Uni de l’UE. Selon l’étude, les personnes de 18 à 24 ans ont signalé un stress supérieur d’un point par rapport aux plus de 55 ans.

L’écart est le même entre les Ecossais et les Londoniens d’un côté – les plus stressés par le Brexit – et les Anglais hors la capitale et les Gallois d’un autre côté, beaucoup plus décontractés face à ce projet. Surtout, l’écart est maximal (deux points) entre les plus diplômés, qui paraissaient particulièrement angoissés, et les personnes ayant un faible niveau de formation initiale accueillant ladite perspective avec calme.

Nul doute que si les honorables scientifiques s’étaient avisés de tester les gestionnaires de fonds de pension, les banquiers et autres habitués de la City (ou bien la très aristocratique Chambre des lords), ils auraient carrément fait sauter les compteurs…

 

Partager :