Cela dure depuis quarante ans. Et pourtant, la plupart des habitants vivant dans l’Union européenne l’ignore superbement : le 9 mai a été institué en 1985 « journée de l’Europe ».
Il s’agit de célébrer la « déclaration Schumann », prononcée le 9 mai 1950 et considérée par les historiographes officiels comme un événement fondateur de l’intégration européenne, sept ans avant le Traité de Rome qui marqua la naissance de la Communauté économique européenne, ancêtre de l’UE.
A l’occasion de ladite fête, quelques collectivités locales s’efforcent d’attirer l’attention du public en organisant des expositions, visites ou « événements » divers (photo). Ce fut le cas cette année encore dans certaines grandes villes, françaises ou allemandes notamment.
Et bien sûr, les institutions qui siègent à Bruxelles ne sont pas en reste. Cette année, les badauds de la capitale belge ont ainsi pu, entre autres, s’extasier sur de la musique ukrainienne – évidemment – au siège de la Commission, admirer de la calligraphie arabe ou fabriquer du Thanaka (une pâte cosmétique exotique) dans les locaux du Service européen d’action extérieure, ou s’initier aux subtilités du cadre financier pluriannuel (le budget communautaire) dans les locaux de l’europarlement.
Pour les fans, on pouvait également faire d’inoubliables selfies aux côtés d’Ursula von der Leyen : la présidente de la Commission était présente – en carton-pâte – pour les amoureux de l’UE… Décidément, les Bruxellois ont eu beaucoup de chance.
Une catégorie de citoyens gardera un souvenir ému de leur journée festive Ils ne sont pas les seuls. Une autre catégorie de citoyens gardera également un souvenir ému de leur journée festive : les eurodéputés.
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