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En France comme dans l’UE, déchaînement judiciaire contre les soutiens à la cause palestinienne

Gaza

Une candidate aux élections européennes convoquée par la police, le 19 avril, pour soupçon d’« apologie du terrorisme ». Une présidente de groupe parlementaire qui subit une même procédure pour le même prétexte quatre jours plus tard.

Le fondateur du parti concerné, arrivé troisième à l’élection présidentielle d’avril 2022, qui voit annuler son débat dans l’université de Lille le 18 avril, pour « risque de trouble à l’ordre public », et à qui on interdit ensuite de prendre la parole en ville – après que la même mésaventure fut survenue dans les semaines précédentes.

Un dirigeant syndical de premier plan condamné à un an de prison avec sursis parce que son organisation a diffusé un tract jugé trop indulgent envers le mouvement palestinien Hamas. Plus précisément au motif que le texte visait à « amoindrir la réprobation morale » de l’attaque du 7 octobre en Israël et ne comportait « aucune condamnation explicite ou implicite » envers celle-ci. Puni, donc, non seulement pour ce qui était écrit, mais aussi… pour ce qui n’était pas écrit.

Et partout en France, des dizaines de poursuites engagées, suivies souvent des condamnations lourdes pour délit d’expression, quitte à tordre le droit. Enfin, il y a quelques mois, des interdictions en cascade des manifestations de soutien au peuple palestinien.

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